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alternativeliberale20e

Mercredi 31 mai 2006


Chers amis,

Trois semaines après avoir rempli la Cigale pour son Congrès fondateur, Alternative Libérale organise, le 10 juin, dans les prestigieux locaux de Sciences Po Paris, une conférence sur le thème du "modèle social" français.

Avec nos invités, les représentants d'Alternative Libérale exploreront les échecs du système français et présenteront les solutions libérales.

Venez donc nombreux à Sciences Po, samedi 10 juin à14 h (27, rue Saint Guillaume 75007 Paris, M° Sèvres-Babylone)

Réservations par email: 10juin@alternative-liberale.fr



Venez débattre avec nos intervenants :

 

Jean-Louis Caccomo

Maître de Conférences en Sciences économiques à l'Université de Perpignan

Comment le modèle français a sombré dans l'injustice et l'inefficacité
 

Saïd Bouaïssi

Porte-parole
d’Alternative Libérale

Contre-argumentaire sur les fausses bonnes idées d'une gauche idéologique devenue antisociale
 

Axel Arnoux

Président de Chauvin-Arnoux, administrateur de l’ALEPS

La "feuille de paye vérité", une idée pour informer les salariés du vrai coût de leur protection sociale.
 

Sabine Herold

Vice-présidente
d’Alternative Libérale

 Santé, éducation, logement: quand le libre choix est la clé de la justice sociale.
 

Jérôme Adam

Président de Easylife Conseil, fondateur de Virtual Friendly

 L'auteur de "entreprendre avec sa différence" nous parlera de l'innovation sociale dans les PME
 

Edouard Fillias

Président
d’Alternative Libérale

Revenu de liberté et fiscalité proportionnelle, osons inventer une nouvelle donne sociale.

 

 


Par Christian Person
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Vendredi 15 septembre 2006
« Diplômé de l’IEP de Paris et de HEC, jeune entrepreneur, Edouard Fillias est l’actuel président d’Alternative Libérale. Il n’a pas encore la trentaine mais totalise déjà plusieurs années de militantisme libéral remarquées dans le paysage politique français.


 Il a notamment mené l'association Liberté Chérie, qu'il a fondé et présidé durant quatre ans, à de nombreux succès libéraux, comme la grande manifestation du 15 juin 2003 qui rassembla plus de 80.000 personnes dans les rues de Paris en faveur de la réforme des retraites et contre les blocages des syndicats. Découvrez sur le blog Alternative 38 une interview exclusive de ce gladiateur des temps nouveaux qui n'hésite pas à défendre à mains nues les idées libérales dans l'arène politique française : cliquez ici »


http://www.alternative38.fr/index.php/2006/09/14/28-entrevue-avec-edouard-fillias-president-de-l-alternative-liberale
Par Christian Person
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Mardi 2 janvier 2007

Lundi 9 octobre 2006, coup sur coup, la Corée du Nord annonçait le succès d'un essai d'une bombe nucléaire souterraine et, le jour même, Monsieur Ban Ki-Moon, ministre des Affaires Etrangères de la Corée du Sud, était élu Secrétaire Général des Nations Unis, par le Conseil de Sécurité.
 
Pour moi, ces deux événements apparaissent comme l'illustration éclatante de la réussite de nos valeurs.

Un même peuple, les Coréens, coupé en deux par une frontière militarisée, et opposé en deux bocs idéologiques démontrent par leurs réalisations opposées, l'un vers la paix, l'autre vers la guerre, l'évolution antagoniste de leurs idéologies.
 
 Le Sud, 47 millons d'habitants sur 99 000 km2, démocratie de marché, propulsé par ses champions nationaux, SAMSUNG, LG, HYUNDAI, DAEWOO, HANJIN, à la 11ème place des puissances économiques...et qui consacre 5% de sont PNB à sa défense.
 
Le Nord, et ses 122 000 kilomètres carrés pour 23 millons d'habitants, mais 20% de son PNB affecté à son effort de défense ! Un pays exangue qui, comme l'Albanie, professe depuis 1950, l'autosuffisance, le fameux JUCHE de Kim Il-Sung, le père de l'actuel dirigeant Kim Jong-Pil. Un pays attaché au monopartisme, véritable caricature vivante d'un Etat ayant évacué toute parcelle de liberté individuelle.
 
Ces deux événements illustrent l'aboutissement de deux trajectoires diamétralement opposées, celle d'un pays devenue une sociale démocratie prospère et enviée, et celle d'une dictature devenue, ironiquement, une "dynastie communiste" !
 
Pour l'avenir, la France, membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU et l'un des pilliers de l'Union Européenne, se doit de favoriser la démocratie et le dialogue dans la péninsule coréenne, afin d'éviter qu'un régime nord-coréen aux abois ne se radicalise encore. Le risque d'implosion du régime n'est pas à exclure, ce qui mettrait en danger la Corée du Sud, et inquièterait les voisins japonais et chinois. Prix Nobel de la Paix pour son action en faveur du dialogue intercoréen, avec sa SUNSHINE POLICY, l' ex- Président Kim Dae-Jung a ouvert la voie.
 
Non, la Corée du Nord n'est pas l'Iran, et il s'agit pour la France d'encourager l'échange, et le dialogue, vertus libérales de tolérance et d'ouverture, qui sont, dans ce cas présent, notre profession de foi en faveur de la détente ! En aucun cas, des sanctions militaires contre la Corée du Nord, ne sont envisageables en ce moment. Le Premier Ministtre de la Corée du Sud, Madame Han Myung-Sook, acquiesce à des sanctions économiques mais, en aucun cas, à des sanctions militaires. 
 
Il s'agit pour les Libéraus d'encourager le dialogue et l'apaisement, car, rappelons-le, la Corée du Nord n'est pas l'Iran !
 
Christian Person
Candidat d'ALTERNATIVE LIBERALE
20ème Circonscription de Paris
Législative 2007
Ancien Vice-Président de France-Corée
http://www.coree-info.com
 
 
Par Christian Person
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Jeudi 11 janvier 2007

Grande Signature de livres “libéraux” le mardi 30 janvier 2007, de 17h à 21h, à la Mairie du XVIème arrondissement de Paris

Cette rencontre est organisée par le Club Courbet proposera à la signature les livres d’une soixantaine d’auteurs renommés.

Je ne saurais trop recommander à tous les libéraux parisiens de se rendre à cette grande rencontre avec des auteurs de Talents, tous aussi brillants les uns que les autres, et tous à l'origine du renouveau du courant libéral en France et de la critique, souvent virulente, du communisme et de ses avatars étatistes :


Auteurs présents :
David Abiker ;
Jérôme Adam ;
Florin Aftalion ;
Nicolas Baverez ;
Préfet Paul Bernard ;
Jacques Bichot ;
Pierre Boncenne ;
Véronique Bouzou ;
Nathalie Brion et Jean Brousse;
Eric Brunet ;
Jean-Louis Caccomo ;
Jean-Marc Chardon ;
Valérie Charolles ;
Commentaire (Revue) ;
Contribuables Associés, Le Cri du Contribuable ;
Stéphane Courtois ;
Eric Decouty ;
Christian Delacampagne ;
Chantal Delsol ;
Arash Derambarsh ;
Thierry Desjardins ;
François Devoucoux du Buysson ;
Alain Dumait (Les 4 V) ;
Edouard Fillias ;
Claude Frémont ;
Jacques Garello ;
Jacques de Guénin ;
Florence Guernalec ;
Peter Gumbel ;
Roland Hureaux ;
Evelyne Joslain ;
Christian Julienne ;
Rachid Kaci ;
Mathieu Laine ;
Alain Laurent ;
Nicolas Lecaussin ;
Daniel Lefeuvre ;
Bertrand Leménnicier ;
Denis Lensel ;
Michel Leter ;
Jean-Francois Mattéi ;
Guy Millière ;
Yves Montenay ;
Philippe Nataf ;
Philippe Némo ;
Jean-Paul Oury ;
Michel de Poncins ;
Pierre Rigoulot ;
Catherine Rouvier ;
Christian Saint-Etienne ;
Pascal Salin ;
Aziz Senni ;
Patrick Simon ;
Philippe Simonnot ;
Christian Stoffaës ;
Yves Roucaute ;
Maxime Tandonnet ;
Nicolas Tenzer ;
Agnès Verdier (Ifrap);
Antoine Vitkine.

Voir le site du Club Courbet 

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Par Christian Person
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Vendredi 12 janvier 2007
A l'avant veille de l'intronisation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l'UMP à la présidentielle, permettez-moi de vous rappeler une brève anecdote du début de l'année 2006. A cette époque, ALTERNATIVE LIBERALE n'avait pas encore vu le jour. J'avais décidé de rencontrer Nicolas Sarkozy. En effet, comme journaliste pour les Sud-Coréens en France, j'ai pu interviewer par le passé, des gens comme Alain Madelin, Christian Pierret, ou Pierre Méhaignerie, et bien d'autres.

J'ai donc proposé à Nicolas Sarkozy, par le biais de Claude Goesguen, Maire du 16ème Sud, de le faire interviewer par les deux plus grands journaux coréens et la TV nationale de ce pays, 11ème puissance économique du monde, tout de même. J'avais l'accord et le soutien de l'Ambassade de Corée du Sud, à qui j'avais proposé cette idée d'interview du très médiatique Nicolas Sarkozy.

Ces deux journaux et la TV, KBS, permettaient à Nicolas Sarkozy de toucher au moins 8 millions de personnes en Corée du Sud. Et c'était avant que la Corée du Nord ne fasse exploser sa bombe atomique. C'était 8 mois avant que Ban Ki-Moon, alors ministre des Affaires Etrangères, ne soit désigné par le Conseil de Sécurité de l'ONU pour succéder à Kofi Annan.

Réponse de Nicolas Sarkozy, en février dernier, par le biais de son attachée de presse : " Pas le temps". J'ai renouvelé ma demande en août, toujours pas intéressé.

L'échec de cette tentative me laisse une étrange impression. Je sais que Pierre Méhaignerie s'intéresse beaucoup au Japon, où il est aller plaider la cause de l'Ile-et-Vilaine auprès d'investisseurs. Il me l'a expliqué personnellement. Madelin, lui, par amitié pour des anciens combattants comme Robert-André Vivien, s'est intéressé très tôt à la Corée du Sud.

Compte tenu de l'importance cruciale de cette région du monde pour la France et pour l'Europe, je ne comprends pas bien le silence ou le total désintérêt du candidat Sarkozy...Il est vrai qu'il a été totalement accaparé par des combats d'arrière garde au Maghreb et en Afrique subsaharienne.

Christian Person
Par Christian Person
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Dimanche 4 février 2007
Cette après-midi au Bataclan, nous étions plus de 1000 participants enthousiastes. Un an après le congrès fondateur de la Cigale, ALTERNATIVE LIBERALE fêtait ses un an en fanfarre, et cela avec un candidat aujourd'hui connu et reconnu aux présidentielles, EDOUARD FILLIAS et plus de 70 candidats investis aux législatives de juin prochain....

Les alter-libéraux ont aussi eu la joie de recevoir et de saluer Alain Madelin, l'homme qui depuis 1970 a porté sur ses épaules le libéralisme français, et cela dans un pays plus porté au communisme....et qui sera sûrement le dernier pays au monde à en sortir car ayant réussi jusqu'à présent à se nourrir d'un résidu d'économie de marché cultivé en son sein.

Très aplaudi, Alain Madelin nous a exprimé son soutien de façon très chaleureuse et tout en insistant sur sa fidélité et sa loyauté envers Nicolas Sarkozy, il a exprimé combien les libéraux de l'UMP se reconnaissaient souvent bien peu dans le programmes de leur parti.

Nous avons eu également le plaisir d'accueillir Marielle de Sarnez, proche conseillère de François Bayrou. Elle a tenu un discours passionnant sur l'Europe et les conservatismes institutionnels.

Enfin, je viens de voir Edouard au journal de FRANCE 2, 10 secondes certes, mais c'est la première fois qu'il accède à une des trois grandes chaînes nationales....
Par Christian Person
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Vendredi 18 mai 2007
  1. Pour ceux qui s'intéressent à la pensée libérale, notre équipe de campagne s'est efforcée de clarifier les choses et veut vous démontrer qu'en appliquant nos idées, il vous sera possible de travailler moins pour gagner plus !



Quelques questions reviennent régulièrement dans le débat sur le commerce international :

  • Comment « lutter » contre les salaires dérisoires des travailleurs chinois ?

  • L’euro fort est-il un handicap pour nos exportations ?

  • Que faire pour améliorer la « compétitivité » de la France et sauvegarder notre niveau de vie ?

Pourtant, les libéraux considèrent depuis longtemps que le commerce international est une bonne chose. Il permet à la fois d’enrichir nos cultures et notre portefeuille, en échangeant avec d’autres pays.

Pour s’en convaincre, voici une discussion très simple d’échanges entre la Chine et les Etats-Unis. Il est fortement recommandé de refaire les calculs – qui sont d’une simplicité extrême – pour mieux comprendre les mécanismes. 

Sortez vos calculettes !

 

On considère que la Chine et les Etats-Unis ne produisent que trois produits :

Chemises

Hamburgers

Puces électroniques

Ils utilisent pour cela un unique facteur de production :

Travail

Chaque pays a sa devise :

Dollar

Yuan

La productivité est le nombre d’unités produites par heure de travail :

US Chine

Chemises 2 1

Hamburgers 5 1

Puces 10 1


On part d’une situation très simple avec uniquement deux produits sur trois, sans monnaie, et on rajoute progressivement les autres « ingrédients ».


  1. Un seul produit : des hamburgers

Un Américain produit 5 hamburgers par heure, contre 1 par heure pour un Chinois, c'est la productivité. Le salaire réel est donc équivalent à 5 hamburgers par heure aux US et 1 hamburger par heure en Chine. Puisqu’il n’y a qu’un seul produit, aucun échange n’est possible : quel serait l’intérêt d’échanger un hamburger contre un hamburger ? Notons que si la productivité des Chinois augmente, leur revenu réel augmente, cela n'a pas d'impact pour les Américains, et vice-versa.


  1. Echange de deux produits : puces contre hamburgers et hamburger contre chemises

La productivité d'un Américain est meilleure que celle d'un Chinois dans tous les domaines. Donc le salaire réel d'un Chinois est plus faible dans tous les secteurs. Comment les US pourraient-ils exporter dans ces conditions ?


Pourtant, un businessman américain a l'idée d'exporter des puces pour importer des hamburgers. Pour le coût de deux puces – mesuré en heures de travail – un Américain produit un hamburger. Pour un Chinois ce ratio est de une puce pour un hamburger. Connaissant les coûts de production des Chinois, le businessman tente d'échanger 10 puces contre 10 hamburgers. Mais le businessman chinois ne gagnant rien dans l’opération, l'échange ne se fait pas. De même, le Chinois voudrait 20 puces contre 10 hamburgers, mais cette fois c'est l'Américain qui ne gagne rien et refuse.


Entre ces deux positions extrêmes, toutes les configurations permettent aux deux businessmen d’être gagnants. Finalement, ils se mettent d'accord sur 15 puces contre 20 hamburgers. Récapitulons :

  • L'Américain donne 20 puces soit 2 heures de travail, et reçoit 15 hamburgers soit 3 heures de travail, il est gagnant

  • Le Chinois donne 15 hamburgers soit 15 heures de travail, et reçoit 20 puces soit 20 heures de travail, il est gagnant

La production américaine de puces suffit pour satisfaire les besoins des deux pays. La Chine arrêt de produire des puces, et produit à la place des hamburgers qu'elle échange contre des puces.


Mais il y a un troisième produit : les chemises. Par le même raisonnement que précédemment, les deux businessmen se mettent d'accord pour échanger 5 hamburgers américains contre 4 chemises chinoises. Récapitulons :

  • L'Américain donne 5 hamburgers soit 1 heure de travail, et reçoit 4 chemises soit 2 heures de travail, il est gagnant

  • Le Chinois donne 4 chemises soit 4 heures de travail, et reçoit 5 hamburgers soit 5 heures de travail, il est gagnant

Suite à cet échange, la production chinoise de chemises suffit pour les besoins des deux pays.

 

  1. L’échange complet des trois produits : chemises, hamburgers et puces

A présent, toute la production de puces est faite aux US, et toute la production de chemises en Chine. Qu'en est-il des hamburgers ?

Dans les modèles à deux produits, certains hamburgers sont produits aux US pour être échangés contre des chemises chinoises. D'autres hamburgers sont produits en Chine pour être échangés contre des puces américaines. Dans le modèle à trois produits, les deux se compensent partiellement. Supposons que finalement les besoins de chemises aux US soient tels que les Américains doivent rester exportateurs nets de hamburgers afin de satisfaire leurs besoins en chemises. Ainsi, une partie de la production de hamburgers aux US est consommée localement, et une partie est exportée contre des chemises. En Chine, une partie de la consommation intérieure de hamburgers est produite localement, et une partie importée des US.


On arrive finalement à une situation où la production mondiale de puces se fait uniquement aux US, et la production de chemises uniquement en Chine, tandis que la production de hamburger est répartie entre les deux pays. Les Chinois ont augmenté leur consommation de puces, et les Américains ont augmenté leur consommation de chemises. Tout le monde est gagnant.


  1. Prise en compte des deux devises : dollar et yuan

La première chose qui change quand on prend en compte la monnaie est que… rien ne change ! La monnaie n’est qu’un moyen d’échange. L’existence d’une monnaie nationale facilite les transactions, mais ne modifie pas la productivité ni les besoins des consommateurs. De la même façon, l’existence du dollar et du yuan et d’un marché international des changes ne modifie pas les conditions d’échange pour les businessmen américain et chinois. Pour qu’ils acceptent d’échanger des hamburgers contre des puces ou des chemises, il faut toujours que le ratio soit dans une fourchette où les deux sont gagnants. Cette fourchette est déterminée par la productivité dans les deux pays, et non par le taux de change entre le dollar et le yuan. On va voir au contraire que c’est le rapport des productivités qui détermine le taux de change.


Pour simplifier les calculs, supposons que les salaires sont les suivants :

US $1 par heure

Chine Y1 par heure


Puisque les hamburgers sont le seul bien produit dans les deux pays, on peut comparer son prix dans les deux monnaies. Aux US, le coût de production d’un hamburger est de 1/5ème d’heure de travail, soit $0,20. En Chine, il est de 1 heure de travail, soit Y1. Le taux de change entre les deux monnaies s’établit donc à Y5 pour $1. Le taux de change ne peut pas s’écarter durablement de ce prix de marché. On peut alors comparer le prix des produits dans une même monnaie :

US Chine

Chemises Y1 (soit $0,20 contre $0,50 pour la production locale)

Hamburgers $0,20 Y1

Puces $0,05 (soit Y0,25 contre Y1 pour la production locale)


Dans notre modèle, le taux de change dollar / yuan dépend de la valeur locale de chaque monnaie et de la productivité relative dans les deux pays. La valeur locale de la monnaie chinoise est dépend de l’offre et de la demande de yuan relativement à l’offre et à la demande des autres biens. En faisant l’hypothèse que le salaire en Chine est de Y1 par heure, on a implicitement affirmé que l’offre et la demande de yuan et de travail en Chine aboutissent à ce ratio entre deux biens : la monnaie et le travail. Le même raisonnement s’applique au salaire américain de $1 par heure. Ensuite, on voit que le taux de change entre les deux monnaies est déterminé par la productivité relative des salariés chinois et américains. De la productivité dépend en effet le nombre d’heures de travail qu’un Chinois est prêt à échanger contre une heure de travail d’un Américain, et donc le nombre de yuan que l’on peut échanger contre un dollar. En première approximation, il semble donc que la monnaie n’est pas indispensable pour comprendre le commerce international. Au placard les partisans de la « dévaluation compétitive de l’euro » !



  1. Vive l’échange, non au protectionnisme !

On n’a peut être pas assez souligné que, dans les échanges décrits plus hauts, les businessmen sont tous les deux gagnants. On dit businessmen par simplicité, mais en fait cette remarque vaut pour tous les acteurs économiques, du producteur au consommateur, le businessman n’étant qu’un maillon parmi d’autres.

Il n’y a pas un acteur qui fait un bénéfice au détriment de l’autre. Le commerce international est un jeu à somme strictement positive, pas un jeu à somme nulle. La raison est qu’un échange ne se produit que si les deux parties ont le sentiment d’y trouver leur avantage. Le fait que l’échange soit local ou international ne fait aucune différence.


Puisque le commerce international est bénéfique, tout comme le commerce local, pourquoi y a-t-il tant de voix pour réclamer des « protections » douanières, des taxes, des quotas, etc ? Reprenons l’échange hamburgers contre chemises ci-dessus. Imaginons que le businessman chinois passe l’annonce suivante dans un journal local : « J’ai inventé un procédé industriel qui permet de transformer 4 chemises en 5 hamburgers de qualité, et ceci pour un coût négligeable ». Rapidement, les gens cessent de produire des hamburgers à raison de 1 hamburger par heure et se mettent à produire des chemises qu’ils échangent contre des hamburgers. Ils obtiennent par ce procédé 1,2 hamburger par heure. De la même façon, le businessman américain annonce qu’il a révolutionné la production de chemises. Les deux businessmen passent pour des héros, jusqu’au jour où l’on découvre le pot-aux-roses : ils faisaient en réalité du commerce international ! Dès lors, on les accuse de mettre les producteurs de hamburgers chinois et les producteurs de chemises américains au chômage, et ils tombent en disgrâce. Les gouvernements américain et chinois s’empressent de mettre en place les mesures de « protection » nécessaires. C’en est fini des gains de l’échange international…


L’idée de cette parabole est de montrer qu’en réalité l’effet du commerce international est comparable à celui d’une innovation technique. Certaines techniques de production finissent par tomber en désuétude, et les salariés correspondant doivent changer de métier. Mais personne n’oserait proposer d’interdire les innovations techniques. Cela serait absurde et réduirait notre niveau de vie. De même, limiter le commerce international a des effets négatifs, et ce pour les deux pays concernés. Lorsqu’une industrie locale périclite, tout le monde est généralement d’accord pour dire qu’il vaut mieux aider les salariés à trouver un emploi dans un secteur porteur plutôt que tenter de sauvegarder une industrie obsolète et dépassée à l’aide de subventions. Pourtant, en ce qui concerne le commerce international, le protectionnisme reste encore très populaire. Une explication probable est que le commerce international est souvent mal compris, la méfiance vis-à-vis des étrangers est malheureusement très répandue, et accuser les étrangers de nos problèmes est un argument commode dont les politiques ont toujours usé et abusé.


  1. Conclusion

Comme on l’a vu, le commerce international n’est pas responsable de nos difficultés économiques. Il nous permet d’améliorer notre niveau ainsi que celui des pays avec lesquels nous avons des échanges commerciaux. Le protectionnisme, les droits de douane, les quotas d’importation, etc. ne nous apportent que des invonvénients. Il doivent être supprimés.


La « concurrence » des travailleurs chinois est une idée fausse. Les échanges avec la Chine ne diminue pas le niveau de vie des Français, ils l’augmentent parce que l’échange est gagnant ! Mais si nous voulons augmenter encore plus notre niveau de vie, cela dépend surtout de nous, de notre productivité, c’est-à-dire de la quantité de biens que nous produisons par unité de temps et que nous pouvons échanger contre les biens de consommations dont nous avons besoin. Un employé qui travaille dans un secteur très productif aura un salaire réel et donc un niveau de vie élevé.


Il ne faut pas confondre cette règle avec un slogan du type « travailler plus pour gagner plus » qui néglige justement ce facteur essentiel pour notre niveau de vie qu’est la productivité. Travailler plus pour gagner plus, tout le monde peut le faire. Mais améliorer la productivité et gagner plus en travaillant moins, c’est beaucoup mieux, et c’est ce que permet une économie libérale.


 


Par Christian Person
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